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Sport
30 janvier 2015

Les « givrées » tiennent leur Cap Horn

Elles l'ont fait. Les trois championnes du monde et d'Europe de sauvetage côtier ont franchi début janvier le cap mythique à la rame et en paddle. Une première mondiale.
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© Cap ô Pas Cap© Cap ô Pas Cap

Pour ne pas que Neptune abatte sur elles une tempête de tous les diables, les trois rameuses de l'extrême ont, au Cap Horn, jeté à l'eau une offrande de choix au dieu de la mer. Ce foie gras des Landes, par son triste « plouf » en eau glaciale pour tout gastronome, aura eu l'effet escompté puisqu'au retour de ce cap redouté des navigateurs, c'est le vent dans le dos que les filles ont enfin ramé pour terminer leur étonnante aventure qui les a brièvement fait rencontrer la présidente du Chili Michelle Bachelet pour une pose « Je suis Charlie » post-attentats.

Durant leurs 8 jours en relais, les conditions météo n'ont pas épargné les Landaises Stéphanie Geyer Barneix, Alexandra Lux et l'Espagnole Itziar Abascal. Au départ, les trois « givrées » devaient rallier le Cap Horn à l'Antarctique. Mais les prévisions exécrables les ont poussées à changer d'itinéraire, sur les conseils de leur parrain Yves Parlier. A cause des orques, elles ont aussi été interdites de ramer la nuit par les autorités chiliennes.

Pas de quoi pour autant ternir l'exploit sportif de cette traversée d'une partie du canal du Beagle, empruntant une voie au large d'Ushuaïa, avant de faire le tour du Cap Horn puis remonter vers Puerto Toro, le village le plus austral du monde (12 habitants). Plus de 500 km en paddle dans des eaux à 3°C pour une température extérieure jamais au-dessus de 5.

Des images inoubliables dans la tête des trois femmes, de glaciers bleus en dauphins gris sous la planche ou otaries nageant tout près. Et l'émotion intense de franchir ensemble le mythique Cap Horn, au-dessus du cimetière sous-marin de bateaux et d'hommes au fil des siècles de traversées trans-océanes.

« On a senti l'eau dans toute sa splendeur, en prenant la dimension de la beauté de la nature » dans une « immensité où on se sent hyper-petit », raconte Stéphanie.

De retour dans les Landes, et dans l'attente des résultats des prélèvements d'eau analysés par le CNRS de Villefranche-sur-Mer, l'aventure se poursuit désormais avec des collégiens du département, de Bretagne ou même de Monaco, via la Fondation Charlène, un partenaire. En avril, sera désigné le meilleur projet éco-responsable, entre bandes dessinées sur la protection de l'eau et pièces de théâtre anti-pollution écrites par des jeunes piqués par le virus de la défense de l'environnement. Un peu grâce à l'exploit des trois « givrées ».

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