Le Domaine départemental d'Ognoas
Société
23 avril 2019

Quand mobilité rime avec économies, solidarité et convivialité

Pour aller au travail en dépensant moins de carburant, faire ses courses ou aller chez le médecin quand on n'a pas de voiture, des solutions conviviales et solidaires existent. Témoignages.
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© Sébastien Zambon | Dpt 40© Sébastien Zambon | Dpt 40

Pour aller au travail en dépensant moins de carburant, faire ses courses ou aller chez le médecin quand on n'a pas de voiture, des solutions conviviales et solidaires existent. Témoignages.

Chaque matin, ils sont nombreux à laisser leur véhicule pour se grouper dans d'autres voitures sur la vingtaine d'aires de covoiturage que le Département a contribué à créer avec les communes. Sur l'aire de Saint-Vincent-de-Paul, juste avant la double voie menant à Mont-de-Marsan, la Dacquoise Mariane Duten rejoint là quatre collègues venus, entre autres, de Magescq et Bayonne, pour « covoiturer » vers le collège de Tartas où ils enseignent. « Je faisais déjà ça à Bordeaux pour aller dans le Blayais, explique la professeur d'espagnol. Ici depuis trois ans, on se retrouve pour partir à plusieurs à tour de rôle dans nos voitures, ça permet de limiter les frais d'essence, il y a aussi le côté écologique qui n'est pas négligeable, et en plus, c'est plus chaleureux d'être ensemble que tout seul dans sa voiture : on discute, on rigole et ça motive pour arriver au boulot ! ».

Rezo Pouce

Pour ne pas être en solo sur des petits trajets, l'autostop refait surface du côté des communautés de communes Maremne Adour Côte-Sud (MACS) et du Seignanx, via le Rezo Pouce, un réseau né dans le Tarn-et-Garonne qui essaime dans toute la France. « On s'inscrit gratuitement sur le site internet, on reçoit sa carte de membre, une fiche de destination à personnaliser pour l'autostoppeur et un macaron Rezo Pouce à coller sur son pare-brise pour le conducteur », indique Nina Crouts de Paille qui a sa voiture siglée. L'autostoppeur n'a qu'à se rendre sous un panneau d'arrêt (vert au pouce levé) et attendre. « C'est très simple il y a même une application smartphone pour se géolocaliser les uns les autres, c'est plus sécurisant que l'autostop classique ». Reste à faire entrer dans les mœurs ce nouveau système car plus il y a d'utilisateurs, mieux le service fonctionne avec un temps d'attente moyen estimé à 6 minutes.

Chauffeurs bénévoles

Sans les aléas de l'autostop, le transport à la demande se développe aussi dans les Landes, comme avec Transp'Orthe. Plus à l'est, le Transport solidaire en Armagnac landais compte 133 adhérents et 87 bénéficiaires (non imposables) dont Claudine Darrieux, 74 ans, habitante de Pujo-le-Plan : « ça se passe très bien, je l'utilise le mercredi et le vendredi pour faire les courses ou parfois pour des rendez-vous médicaux, ça me permet d'aller à Villeneuve ou Mont-de-Marsan comme je n'ai pas de voiture. Le chauffeur vient me chercher et il attend sur place que j'aie fini, c'est très pratique ». En deux ans, 1 644 transports ont été réalisés sur 37 028 km, et 2 328 heures de conduite par les 28 chauffeurs bénévoles de l'association de Villeneuve-de-Marsan (06 19 83 80 64, 5 €/an de cotisation + participation aux frais de déplacement).

► Plus d'infos sur la mobilité dans les Landes : www.trans-landes.fr

 

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