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Economie
11 janvier 2018

La filière avicole cartographiée à Agrolandes

Recenser les éleveurs et tous les professionnels de la filière (transporteurs, vétérinaires, etc.) permet d'être infiniment plus précis en cas d'alerte, pour limiter tout risque de propagation d'un éventuel nouveau virus.
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Recenser les éleveurs et tous les professionnels de la filière (transporteurs, vétérinaires, etc.) permet d'être infiniment plus précis en cas d'alerte, pour limiter tout risque de propagation d'un éventuel nouveau virus.

Fin décembre, un petit élevage de prêts à gaver de Saint-Jean-de-Lier a dû abattre ses 1 400 canards. Avant de livrer les palmipèdes à un gaveur à un kilomètre de là, le test obligatoire avait révélé la présence du virus de type H5. Aussitôt, les volailles ont été interdites de circuler dans les 16 communes autour de l'élevage. Si les analyses complémentaires ont conclu à un virus faiblement pathogène, l'alerte a bien fonctionné : « il est ainsi confirmé que les mesures techniques d’abattage préventif et de limitation des mouvements de volailles dans les communes de Saint-Jean-de-Lier et Vic-d’Auribat étaient adaptées à la situation », selon les services de l'Etat.

Alerte efficace

« Les premières heures sont extrêmement critiques dans une épidémie, on peut considérer que le dispositif a été totalement efficace », explique Marc Chazaux du GIP Agrolandes qui anime le cluster régional consacré à la biosécurité. Grâce à la cartographie des élevages et mouvements de la filière mise en place par le cluster, tout va aujourd'hui plus vite en terme d'alerte et de prévention. Ce jour-là, entre 50 et 100 personnes ont reçu l'information en même temps par SMS via la base de données qui édite une liste de personnes à prévenir d'urgence : « chez les éleveurs, dans la logistique et les transports, du côté des vétérinaires aussi, tous ceux directement concernés par ce cas-là ont été prévenus très rapidement pour bloquer tout mouvement d'animaux et empêcher ainsi toute transmission d'un éventuel virus alentour le temps de lever la suspicion », poursuit le responsable.

Les tout petits éleveurs aussi

Le degré de précision de la cartographie frôle 90 % de la filière avicole landaise. Restent environ 10 % d'inconnus, essentiellement des petits élevages familiaux indépendants et basses-cours de particuliers. Mais depuis le 25 décembre, ces derniers sont obligés de déclarer leurs animaux à la Base de Données Avicole, BD Avicole. Pour les inciter à s'enregistrer, la dérogation à la claustration saisonnière pour les bandes de moins de 3 200 animaux ne devrait être ainsi octroyée que si les palmipèdes ont été entrés dans cet outil de référence. Le cluster faisant un recoupement de trois bases de données (BD Avicole, ATM et Sigal/Resytal), sa cartographie recensant les volailles grasses ou maigres avec leur type, nombre et âge, sera bientôt vraiment exhaustive et régulièrement actualisée. De quoi maîtriser le départ d'une possible épidémie pour mieux l'éviter. Un sacré défi mené par le technopôle Agrolandes qui, comme le rappelle Olivier Martinez (vice Président du Conseil département et Conseiller départemental du Canton Chalosse Tursan), « a fait de la biosécurité un de ses axes stratégiques dans sa feuille de route pour les dix ans à venir ».

 

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