Le Domaine départemental d'Ognoas
Economie
28 septembre 2017

Agriculture numérique, valorisation et biosécurité : les défis d'Agrolandes

Agrolandes, c'est avant tout un partenariat très fort entre les collectivités locales et le milieu économique pour créer les outils au service du territoire. Avec l'ambition d'en faire un technopôle à visibilité nationale.
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Agrolandes, c'est avant tout un partenariat très fort entre les collectivités locales et le milieu économique pour créer les outils au service du territoire. Avec l'ambition d'en faire un technopôle à visibilité nationale.

La première pierre sera posée à Haut-Mauco d'ici la fin de l'année pour une livraison de l'Agrocampus à l'automne 2018. Il y aura là, au cœur des 84 hectares du futur technopôle voulu par Henri Emmanuelli, le siège social d'Agrolandes et une pépinière d'entreprises de 8 ateliers et 18 bureaux individualisés. Vitrine technologique, le bâtiment de 1 600 m2, fait de bois et de verre, peut déjà se visiter via la technologie BIM de construction virtuelle d'un autre technopôle landais, Domolandes (Saint-Geours-de-Maremne).

Tourné vers l'avenir, Agrolandes vient de définir sa « feuille de route pour les dix prochaines années », explique Xavier Fortinon, président du Conseil départemental. Trois axes stratégiques ont ainsi été définis :

• l'agriculture numérique. Au-delà des progrès techniques sur les matériels, il s'agira aussi d'offrir une plate-forme de démonstration à grande échelle pour aider les entreprises ou start-up qui font des tests chez elles mais manquent souvent d'un outil d'ampleur pour réussir à passer à la vitesse industrielle, a souligné Thierry Zurcher, ex-directeur général de Maïsadour désormais relayé par Philippe Carré à la tête d'Agrolandes entreprises.

• la valorisation des sous-produits ou déchets de l'agroalimentaire et de l'agriculture (sylviculture incluse) est un axe également déterminant pour Agrolandes qui estime à un million de tonnes le gisement annuel dans le département via les filières volailles, truite, maïs et pin maritime. Du stockage à la réutilisation des eaux usées et à la récupération d'éléments à forte valeur ajoutée, la recherche permettra l'émergence de nouveaux procédés technologiques en la matière.

• Enfin, l'animation du cluster biosécurité régional par le GIP Agrolandes, s'est imposée d'elle-même du fait des deux crises aviaires successives. Réunissant les Régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie, les collectivités locales, l'Etat, l'interprofession et des entreprises, il est déjà à l'œuvre depuis les locaux du Conseil départemental, autour de Marc Chazaux. Dès novembre, il dévoilera une cartographie inexistante jusqu'ici : celle des exploitations et des mouvements de canards et volailles en Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et peut-être Pays de Loire. « C'est un travail colossal mais pour lutter contre une éventuelle nouvelle crise, il faut savoir où se situent les exploitations et quels sont les mouvements entre les éleveurs, gaveurs, transformateurs ou transporteurs », a fait valoir M. Fortinon. De quoi en effet être plus réactif pour mieux limiter les flux en cas de risque sanitaire.

De la ferme du futur aux nouveaux produits du territoire en passant par la biosécurité, voilà donc Agrolandes lancé pour élaborer l'agriculture de demain.

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