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Culture
07 juillet 2016

Des petits Landais séduits par l'art andalou

Arte Flamenco offre chaque année à des écoliers l'occasion de travailler en profondeur avec des artistes. Retour sur le spectacle plaisant des CM1-CM2 de Morcenx.
1871 vus
Compagnie Laura Vital - © S. Zambon | Dpt40Compagnie Laura Vital - © S. Zambon | Dpt40

En pénétrant dans les coulisses du Théâtre municipal de Mont-de-Marsan quelques minutes avant le spectacle Lerele, difficile de s'entendre dans le brouhaha des 44 élèves surexcités par le trac. « Il y a plus de 150 spectateurs, c'est pas mal de stress », avoue Laurine, comme la plupart de ses copains de CM1-CM2 de l'école primaire de Morcenx. A côté d'elle, Juste, 10 ans, semble un peu tendu avant l'entrée en scène. Il faut dire que ce joueur de batterie et de percussions « dans la vraie vie » comme il dit, a un rôle important : il rythmera le spectacle de ses mains grâce au cajón, cette petite caisse d'origine péruvienne que le grand Paco de Lucia amena au flamenco dans les années 70. Au lever de rideau, voilà donc Juste au côté de la chanteuse Laura Vital, du guitariste Sócrates et de la danseuse Raquel Villegas. D'autres enfants sont là avec un hautbois, un basson et un xylophone, pas commun dans l'art andalou. « Le flamenco est une musique universelle qu'on peut appréhender avec tous les instruments classiques, explique Sócrates, je leur avais demandé, lors de notre première rencontre, si certains savaient jouer d'un instrument, on s'est adapté ! ».

Ouverture culturelle

Et le résultat est à la hauteur du travail effectué ensemble sur trois semaines entre février, mars et juin. Sur scène, les élèves habillés de blanc, - fleur rouge sur la tête des filles, foulard rouge au cou des garçons -, ont les mines concentrées. A tour de rôle, les petites danseuses imitent les mouvements de main gracieux des bailaoras sous la direction de Raquel dans son affriolante robe rouge. Pendant sa danse de l'éventail, des garçons poussent leur voix sous leur chapeau andalou. « Ils sont très appliqués, on a réussi en peu de temps à faire un beau spectacle malgré les difficultés liée à la langue et la complexité du compás (rythme) », se félicite Laura Vital.
Sans doute le moment fort de cette petite heure de représentation restera, pour beaucoup, la fusion entre un tango de Triana et la chanson à la mode « On écrit sur les murs », où tous se sont lâchés, donnant le frisson aux spectateurs. « Hasta siempre Mondémarsan ! », pouvait, en final, s'écrier la chanteuse de Sanlúcar de Barrameda, pendant que le rideau se refermait sous les « lélélééééé » des élèves enflammés. Une belle ouverture culturelle pour des jeunes qui souvent ne connaissaient du flamenco que le nom. Et des rencontres marquantes de tous côtés. En coulisses, des fillettes pleuraient d'ailleurs le départ de Laura Vital qui leur a tant apporté pendant ces moments partagés. L'artiste a, elle, multiplié les embrassades, enchantée d'avoir une nouvelle fois réussi « un défi personnel ».

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