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Aménagement
28 février 2018

LGV : « Il ne peut y avoir ni pause, ni retour en arrière »

Mobilisation d'envergure le 23 février à la CCI des Landes à Mont-de-Marsan pour la défense du projet GPSO en direction de l'Espagne. Représentants du monde socio-économique et élus du territoire ont demandé le maintien de la réalisation en 2027 de la LGV Bordeaux - Mont-de-Marsan - Dax en direction de l’Espagne.
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Mobilisation d'envergure le 23 février à la CCI des Landes à Mont-de-Marsan pour la défense du projet GPSO en direction de l'Espagne. Représentants du monde socio-économique et élus du territoire ont demandé le maintien de la réalisation en 2027 de la LGV Bordeaux - Mont-de-Marsan - Dax en direction de l’Espagne.

Philippe Jacquemain, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Landes, Jean-Luc Capes, représentant le Président de la Chambre d’Agriculture des Landes, Philippe Retours, Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat des Landes, Nilda Jurado, représentant le Président de la CCI Bayonne Pays Basque, Xavier Fortinon, Président du Conseil départemental des Landes, Boris Vallaud et Fabien Lainé, Députés des Landes, Monique Lubin et Eric Kerrouche, Sénateurs des Landes, Renaud Lagrave, Vice-président du Conseil Régional Nouvelle- Aquitaine, Bonjean, Présidente du Grand Dax, Charles Dayot, Président de Mont-de-Marsan Agglomération, Hervé Bouyrie, Président de l’Association des Maires des Landes, et Alain Vidalies, ancien Ministre des Transports, ont rédigé et signé ensemble une motion commune pour le maintien de la réalisation de la LGV vers l'Espagne en 2027.

Voici le texte intégral de cette déclaration :

« Après son inscription au Réseau Transeuropéen de Transport (RTET) lors du Conseil Européen d’Essen de décembre 1994 et après plus de 10 ans d’études et de procédures, le projet de Ligne à Grande Vitesse Bordeaux - Mont-de-Marsan - Dax - Espagne, prolongement naturel de la LGV Tours-Bordeaux, reste menacé. Le caractère européen de cette ligne a été réaffirmé lors des sommets franco-espagnols de novembre 2013 et juin 2014. Les nombreux engagements de l’Etat (décisions ministérielles d’approbation des 23 octobre 2013 et 13 juin 2014, déclaration d’utilité publique du 2 juin 2016) ont confirmé la date de 2027 pour sa mise en service.
Nous rappelons avec force aujourd’hui que ces engagements doivent être respectés.
Il ne peut y avoir ni pause, ni retour en arrière. Plébiscitée à 80 % par les habitants de notre région, comme le démontre chaque jour le succès de fréquentation de la ligne Océane entre Bordeaux et Paris, la LGV est capitale pour l’avenir des Landes, du Pays Basque et du Sud-Ouest. Elle est le trait d’union avec la péninsule ibérique en assurant la connexion avec l’Y basque Vitoria-Bilbao-San Sebastián. Sa réalisation permettra de desservir à Grande Vitesse notre territoire avec deux gares TGV à Dax et à Mont-de-Marsan et de réaliser une connexion directe avec Toulouse et l’Occitanie.
Là où la Grande Vitesse passe, l’emploi et la croissance se développent. Nous rappelons l’importance de la LGV comme vecteur de développement, d’attractivité économique et d’accessibilité.
Cette infrastructure permettra de conforter mais surtout de développer notre tissu industriel, agricole, touristique et thermal en améliorant les relations avec la péninsule ibérique, notre principal partenaire commercial. Elle rapprochera les Landes, le Pays Basque et le Béarn des grands centres de décision (Paris, Lille, Bruxelles, etc.).
En plus des gains de temps et de l’accès au réseau européen à Grande Vitesse, il y a une véritable urgence à libérer des sillons de qualité pour développer les trains du quotidien et le fret ferroviaire.
La mobilité est devenue enjeu majeur pour les Landes et tout le Sud-Ouest. Notre territoire qui accueille des milliers de nouveaux résidents chaque année et des millions de touristes ne peut être un territoire sacrifié. Même si des améliorations des transports du quotidien sont possibles dès à présent, notamment en engageant des travaux d’électrification des lignes, il ne pourra y avoir d’évolution des grilles de desserte de TER sans sillons supplémentaires, surtout si l’on tient compte de l’évolution de la demande de déplacements liée à la forte croissance démographique. Il y a aussi un fort enjeu environnemental et de santé publique. Si l’on veut développer le report modal de l’aérien, de la route et du fret sur le mode ferroviaire, nous avons besoin de la LGV. 10 000 poids lourds franchissent chaque jour la frontière à Biriatou !
Les études réalisées dans le cadre de l’enquête publique démontrent que si aujourd’hui la ligne n’est pas saturée, l’accroissement de la part ferroviaire du fret en Espagne conduira à un risque fort de saturation de l’infrastructure existante, au plus tard vers 2030. La question n’est donc pas de savoir si la ligne actuelle sera saturée, mais de pouvoir anticiper sa saturation. Fort de ces constats, nous ne nous résignons pas à un abandon ou à un report à un horizon incertain de cette nouvelle infrastructure. Nous demandons au Gouvernement le maintien de la réalisation en 2027 de la LGV Bordeaux - Mont-de-Marsan - Dax - Bayonne - Espagne et son inscription prioritaire dans loi d’orientation des mobilités en 2018. »

Mardi 27 février, une délégation d'élus locaux et parlementaires landais, à laquelle participaient Xavier Fortinon et Alain Rousset, a été reçue par la ministre des Transports et a relayé ce message.  

 

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